Association Kombitrip

mercredi 7 juillet 2010

Nous, en quelques lignes...

 

Bonjour à tous!

Vous voila arrivés sur le blog de Kombitrip;

Ce blog a été crée par deux sommeliers: Lucile et Maxime, dans le but de vous faire partager leurs découvertes gustatives et leurs plaisirs...

En guise de tour d'essai et de premier projet, nous vous proposons de nous suivre à travers une route des whiskys de France, d'Irlande, et d'Ecosse. De par nos dégustations, nous vous ferons revivre nos émotions, en vous livrant nos impressions et nos ressentiments...

A notre retour naîtra un carnet de voyage ayant pour but de fournir à ceux qui le désirent un support écrit retraçant notre périple et de soutenir financièrement l'association.

Bonne visite!

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Carnet de voyage

 

Comme indiqué ci dessus, nous avons pour ambition d'éditer un carnet de voyage;

A travers ce livre, nous tenterons de vous faire voyager, et d'établir une passerelle culturelle entre ces trois pays en évoquant le whisky, son origine, et son évolution.

Vous pourrez y trouver une liste des définitions et notions nécessaires à la connaissance du dit breuvage, de la distillation à l'élevage, en passant par l'eau, la tourbe, et la roche. Ce carnet comportera également un guide ludique présentant les eaux de vies par régions et par caractéristiques, ainsi qu'une méthode d'analyse et de dégustation. Nous vous y livrerons enfin nos commentaires de dégustations et nos coups de coeur, en terminant par des exemples d'accords mets/alcools.

Ce carnet relié cuir sera en vente après sa fabrication prévue à notre retour (septembre), au prix de 19 euros. Pour ceux qui souhaitent nous soutenir, il est d'ors et déjà possible de l'acheter en souscription en envoyant un chèque de 15 euros à l'ordre et à l'adresse de l'association:

photos_lucile_001



MAXIME BRUNET

ASSOCIATION KOMBITRIP

35370 ARGENTRE DU PLESSIS

 ( N'oubliez pas d'indiquer votre adresse...)


 

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GUILLON

Pour cette première dégustation, nous vous donnons rendez-vous au coeur de la montagne de Reims et de sa forêt domaniale, sur la commune de Louvois.

Sur ce site ouvert depuis 1997, Thierry Guillon et son équipe se sont spécialisés dans la production de whisky en 2002, et proposent désormais une dizaine de produits élevés en fûts de vins de diverses origines. La visite débute dans le local de distillation  où l'on peut voir 3 alambics fonctionnant à l'aide d'une chaudière externe et de ceintures de vapeur. D'une capacité de 750 et 350 litres, ils ne sont en service que deux mois de l'année, réservant ainsi le reste du temps à l'embouteillage et à l'acceuil des quelques 10 000 visiteurs annuels. L'on vous conduit ensuite dans un petit chalet réservé à la dégustation proprement dite; règne en ce lieu une ambiance conviviale et chaleureuse où, entre les panneaux récapitulant la fabrication du whisky et les vieux outils exposés, un fond musical vous transporte vers une douce atmosphère celtique.

  1. CUVEE N°42: La robe est pâle et cristalline, ponctuée de nuances jaunes. Le nez, dominé par le toffee est agrémenté de notes discrètes de fumée et d'agrumes. La bouche est fine et souple, avec un alcool très bien intégré et une finale fruitée.
    Possibilité d'accord avec une tarte aux citrons.

  2. CUVEE N°46: D'une couleur plus soutenue, il n'en garde pas moins une belle brillance. Sur une trame gourmande aux accents torréfiés, le nez s'agrémente également de fruits secs, laissant place à une bouche plus volumineuse, mais plus chaleureuse.
    Possibilité d'accord avec un gâteau de noix.

  3. CUVEE DESTINEE A LA GRANDE DISTRIBUTION: Un vieillissement de 5 ans en fûts de vin de paille et de Coteaux du Layon lui confère une palette de fruits murs originale, mais la bouche s'avère maigre et effilée. L'ensemble présente peu d'intérêt.

  4. CUVEE VIEILLIE 6 ANS EN FUTS DE BANYULS: D'aspect toujours très clair, celui-ci voit son aromatique s'enrichir de touches de crème et de biscuit. La bouche se montre onctueuse et monte crescendo vers une sortie tonitruante!

  5. CUVEE VIEILLIE EN FUTS DE SAUTERNES: En poursuivant sur la route des douceurs caramélisées, ce dernier apporte une fraîcheur salivante en s'étoffant de subtiles notes de fruits jaunes. Sa bouche, avec un alcool beaucoup moins présent, en devient élégante, féminine et frissonnante...

  6. CUVEE GUILLON N°1: Pour cette cuvée phare du domaine, des fûts de Beaune sont exceptionnellement assemblés à des fûts neufs pour aboutir sur une belle couleur ambrée, un nez complexe de torréfaction dont les nuances se font oublier tellement la bouche se fait caressante, enveloppante et réconfortante!


Pour résumer, une entrée en matière plaisante et originale, où enfermées dans des flacons au design inspirés de ceux de coco channel, de savants mélanges de saveurs fruitées et pâtissières n'attendent plus que de vous faire redécouvrir le whisky!

  • NOUS AVONS APPRECIE: un discours franc et simple.
  • NOUS REGRETTONS: Les petits verres en plastique ayant servis à la dégustation.

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samedi 10 juillet 2010

Warengheim

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Pour ce deuxième rendez-vous, nous voici dans la province du Léon à Warengheim près de Lannion en Bretagne. D'abord connu pour son Elixir de Bretagne, l'entreprise a chercher à faire valoir sa région en élargissant sa gamme au Pommeau, à la Fine et au Chuchen avant de commencer à produire du Whisky.

Dans une visite très bien menée par David (gendre du propriètaire), nous avons commencé par un tour rapide de la boutique où est exposée toute la gamme.  Nous avons ensuite entammé la visite par la salle de distillation où nous avons eu la chance de voir un alambic en fonctionnement et sentir un premier distillat de Blé. La visite continue par l'immense chai à barriques; nous voici devant des allées de fûts de quatre fois notre hauteur! Y sont mélés fûts de Bourbon, fûts de Xérès et fûts Breton de Brocéliande.DSCN2353

Après ce bref tour, voici enfin arrivé le moment de la dégustation !

  1. CUVEE WB, (75% de Blé et 25% de Malt) : Elevé pendant 4 ans, ce Whisky présente une robe jaune pâle dotée d'une belle brillance. Le nez est simple et dominée par le buscuit (blé) à l'image du distillat que nous avions pu sentir précédemment. La bouche se montre plutôt éffilée et se termine en puissance. (12€30)
  2. CUVEE GALLEG, (50%de Blé et 50% de Malt) : A l'oeil toujours pâle, le nez deviens plus subtil en complètant la céréale par des note fruits. La bouche se fait dansante, avec ue belle évolution et une finale plus retunue. (15€50)
  3. CUVEE BREIZH WHISKY, (50%Blé et 50% Malt) : Avec une couleur encore clair, le nez devient très expressif. Il conserve la même palette aromatique que ses petits frères mais avec plus de finnesse. La bouche par contre offre une belle surprise tant l'alcool y est enrobé et délicat.(30€)
  4. CUVEE ARMORIK, Single Malt élevé 4 à 5 ans en fûts de Bourbon et affiné en fûts de Xérès : On arrive dans la cour des grands. Le nez est salivant et subtil. La bouche est parlante et gagne en concentration avec une finale persistante et pointue. L'ensemble s'avère plus construit et plus équilibré. (17€)
  5. CUVEE ARMORIK 7ans, Single malt en fûts Bretons neufs et affiné en fûts de Xérès : Ce dernier arbore une belle  couleur ambrée aux nuances acajou. Le nez prend des accents d'eaux de vie de prune et la céréale est en rétrait. La bouche devient docile et sage. Sa finale ne manque pas de caractère et peut être modérée par un peu d'aération qui le rendra harmonieuse et fera resortir de jolies notes fumées. (36€)

Ce deuxième rendez-vous continue sur la lancée du premier en étant humaine et plus d'être instructive, grâce à l'humour et à la disponibilité de David.

  • NOUS AVONS APRECIE : La qualité de la dégustation, l'échange humain et les vrais verres à dégustaion.
  • NOUS REGRETTONS : Absolument rien !!!

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ON THE ROAD AGAIN ...

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mardi 13 juillet 2010

Merci au FRIJ Bretagne

 

Petit intermède dans nos notes de dégustation, nous tenons à remercier ici le FRIJ de Bretagne, et plus particulièrement Maryline Régent ainsi que les membres du jury.DSCN2643

En dehors de leur participation financière (non négligeable), c’est surtout une faculté à l’écoute et au conseil qui nous a marqué durant la préparation du dossier. Merci encore pour tant d’enthousiasme dans nos échanges. Que faire en retour sinon vous inviter à suivre notre petite aventure, et inciter d’autres jeunes à faire appel à vous !

 

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Les Menhirs

Nous voici désormais en pays Bigouden, et plus précisément à Plomelin, dans la distillerie des Menhirs. Ici vit la famille Le Lay, qui distille depuis 1921. D’abord cantonné au Pommeau et au Lambig, la famille cherche un moyen d’innover tout en restant fidèle à sa région et à ses influences celtes. C’est donc tout naturellement que naît EDDU, un authentique Whisky de blé noir de Cornouailles.DSCN2488

Pas de chance pour nous, la visite s’effectue avec un groupe de retraités Lyonnais en excursion, (très sympathiques au demeurant, mais dont la présence n’a pas facilité l’échange).La salle des alambics est un vrai musée œnologique où s’entremêlent tous les appareils ayant appartenu à la famille. Le plus vieux, datant de 1908, repose sur un simple chassis et des roues de bois ; un vrai régal pour les yeux ! La suite n’en est pas moins surprenante tant le chai est propre et imposant. Toujours dans le souci d’affirmer son DSCN2451appartenance, la famille y a installé des vitraux représentant notre célèbre Duchesse récoltant le sarrasin, et Merlin veillant sur les fûts. Pour fêter sa rénovation, un baptême druidique à même été organisé.

La distillerie propose 3 déclinaisons de son célèbre Whisky :

  1. L’EDDU SILVER : D’une robe claire et dorée, ce Whisky marque son originalité par un nez très atypique de blé noir, de farine et de fruits frais. Sa bouche, qui manque un peu de distinction, se révèle conquérante et chaleureuse.

  2. L’EDDU GREY ROCK : C’est avec celui-ci que la distillerie commence à prendre du galon, le nez s’affine et la bouche devient suave, avec un alcool modéré et une finale acidulée qui amène une douce fraîcheur…

  3. L’EDDU GOLD : Produit seulement à 1500 flacons et pas encore embouteillé, il n’a pu être dégusté,(…).

Voici une entreprise au caractère bien trempé, avec une production originale et identitaire qui mérite de faire partie intégrante des traditions de sa région. Peut-être trop mise en avant par contre, cette culture comble les touristes mais peut prendre pour un Breton, des accents de Folklore Boulet.DSCN2486

·        NOUS AVONS APPRECIE : Une dégustation très originale.

·        NOUS REGRETTONS : Un manque d’attention et de précision dans l’information.



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On the road !

DSCN2509Dimanche 4 juillet, Reims.

Nous nous apprêtons à partir. Le van baptisé HELMUT pour l’occasion a été vidé, nettoyé, et préparé avec l’aide de Denis les bons tuyaux pour rejoindre l’Outre-manche. Rien ne manque (en tout cas nous l’espérons). Les derniers adieux effectués, nous suivons notre itinéraire par Laon, Saint Quentin, Cambrai, Arras, ST Omer, puis enfin Calais.

L’embarquement n’étant prévu qu’à 23H15, nous profitons d’un beau soleil de fin de journée pour visiter la ville. Vide-grenier sur la place, friteries, le tout bercé par un flot de voix graves et franchouillardes, tout y est : Bienvenue chez les Chtis !

Mis à part quelques hauts de cœur pour Lucile, la traversée se passe sans encombre jusqu’à Dover. Au levé du jour, il nous est difficile de croire que nous sommes en Angleterre tellement le décor est semblable au pas de Calais ; au programme grandes usines et maisons de briques rouges décalquées les unes sur les autres. Une seule chose a radicalement changé…

la METEO

!!!

Lundi 5 juillet, Londres.

Londres, ville d’étape. Logés par quelques amis hospitaliers, DSCN2531nous y séjournons le temps de découvrir la ville et sa « gastronomie ». A coups de Full English Breakfast et de soirées prolongées(…), nous tentons de nous imprégner de la culture Londonienne.

Passé 3 jours d’un doux égarement il est temps de se ressaisir ; nous sommes bien loin des distilleries et du désir d’authenticité qui nous à poussé à prendre le bateau. Il est temps de repartir !

Jeudi 8 juillet,

DSCN2586En route pour la frontière. L’environnement se fait de plus en plus verdoyant, et la direction se prend dans la grisaille vers Birmingham, Manchester, Liverpool, puis Lancaster et sa plage, où nous avons fait étape. Sorte de « nuit de rodage », c’est la première fois depuis le départ où nous passons la nuit dans le van. Une bonne occasion de vérifier si tout l’équipement a bien été embarqué. Repos bien mérité après cette journée sur la route, nous nous endormons paisiblement au rythme des vagues.

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Bladnoch

 

Vendredi 9 Juillet,

Nous avons dormi à quelques mètres de la Plage à Lancaster. Malheureusement le soleil n'est pas au rendez-vous ce matin et la nuit était froide et humide.

Nous avons encore un peu de route avant de franchir la frontière de l'Ecosse et d'atteindre notre première distillerie , BLADNOCH, à côté de Wigtown dans le Sud Ouest des Lowlands.

Nous nous mettons en chemin, il faut compter environ 3 heures avec Helmut qui roule à son allure !  Mais la route est magnifique et le décor ne manque pas. Nous quittons l'autoroute droite et ennuyante pour arriver sur de jolies routes de campagne sinueuses et vallonées. Nous croisons des moutons à têtes noires et aux cornes élancées, des vaches de toutes origines et tachetées de toutes couleurs. Des lacs apparaissent avec timidité mais nous sommes surpris par la quantité de petits cours d'eau qui nous accompagnent le long de la route.DSCN2658

Nous avons rendez-vous à 16h, nous nous garons quelques minutes avant sur le parking de la distillerie, la source coule aux abords de la maison. Nous sommes accueillis par une charmante demoiselle à l’air typiquement Ecossais, l'accent va de pair ! Les premières phrases sont difficiles à saisir mais une fois l'oreille habituée je réussis même à comprendre son humour.

La distillerie ne recommence à produire que depuis l'an 2000, le temps pour le nouveau propriètaire d’effectuer toutes le démarches nécéssaires à son relancement. Elle ne fonctionne que deux mois par an de Septembre à Octobre car l'été, l'eau manquerait et serait trop chaude, on a peine à y croire ! La fermentation du malt se fait dans d'immenses foudres de 6 mètres de haut. Le résultat donne une  bière qui titre 6 à 7 % vol. C'est ensuite ce produit qui se verra distillé dans deux immenses alambics. L'eau de la source donne le ton, elle va être mise à chauffer et va par simple contact chauffer à son tour la "bière", comme dans un bain-maire. L’alcool est plus « léger » que l’eau, lorsque la température atteint 78°C, les premières vapeurs s’élèvent et continuent leur route dans ce qu’on appelle DSCN2609un Col de Cygne qui sur chaque alambic se présente de différentes dimensions. Elles vont ensuite se condenser dans un serpentin qui est lui-même refroidi par l’eau fraîche de la source. Ce processus est répèté une deuxième fois. C’est ce qu’on apelle la double distillation. Le meilleur distillat que l’on appelle Cœur de chauffe est directement entonné.

Les barriques utilisées viennent de plusieurs horizons. On trouve très fréquemment des fûts de Bourbons qui aux USA n’ont le droit d’être utilisés qu’une fois, ce qui donne des tonneaux en bon état et d’un bon rapport qualité et prix. On utilise aussi des fûts du célèbre vin de Xérès venant d’Espagne, ceux là apportent des notes très particulières au whisky. Quelques fois ont trouve des fûts venant de France ; de Bordeaux, de Sauternes, de Meursault mais la production reste anecdotique. Ici les fûts de Bourbon et de Xérès représente la majeur partie du chai. Il y a seulement 2 ou 3 fûts de vin rouge qui protègent quelques centaines de litres de whisky. C’est à titre expérimental et il faudra au moins un an avant de pouvoir le déguster.DSCN2616

Nous avons eu la chance et le privilège de pouvoir entrer dans l’une des maisons bien gardée qui abritent nos fûts du monde entier rempli de ce doux nectar qu’est le whisky. L’ambiance y est tout particulière : au sol la terre battue permet à la bâtisse de respirer avec le cycle des saisons. Les mûrs sont en pierre locale et recouvertes d’une mousse aux teintes noires si typique des lieux qui protègent les eaux de vie. Le toit recouvert d’ardoises, chacune différente, donne un cachet très rustique à l’ensemble. Une odeur embaume nos narines : un mélange de cave humide, de bois et d’alcool reigne dans cet endroit sombre et secret où l’on se croit transporté dans un repaire de contrebandiers.

Vient ensuite pour nous le temps de déguster !

Trois cuvées nous sont proposées , toutes non filtrées :

  1. CUVEE SINGLE MALT 8 ANS, en fûts de Bourbon (55% vol) : Son aspect clair fait logiquement déboucher  sur un nez propre à un jeune Whisky : le fruit, la céréale et le caramel. Une distinction toutefois, la perception de l’alcool est très douce. La bouche est relativement souple et guillerette, avant d’éclater brutalement en une finale puissante.
  2. CUVEE SINGLE MALT 8 ANS, en fûts de Xérès (55% vol)  : D’une robe dorée et brillante plus appétissante. Le nez se fait terrien et ponctué de notes de bois qui le soutiennent. La bouche, d’un abord étonnament doux et sensuel, finit par un caractère plus adolescent en se laissant emporter par l’alcool. La conclusion se fait par une rétro de DSCN2627broux de noix et de bruyère. Une belle oportunité de comparaison quant à l’élevage.
  3. CUVEE SINGLE MALT 20 ANS, en fûts de Bourbon (40% vol)  : Un bel or trouble dû à la dillution laisse place à un nez harmonieux et complexe de miel, de vanille, de fruits à noyaux et de biscuit imbibé. Une bouche sage se fait de plus en plus volumineuse jusqu’à une finale racée et distinguée. Un ensemble mélodieux que nous avons bien sûr acheté !

Une superbe rencontre, une atmosphère typique mais sans surplus, de bons produits. Voilà en somme la meilleure distillerie que nous ayons fait jusqu’alors. Puissent les autres dégustations se dérouler de même !

  • NOUS AVONS APPRECIE : Une production consciencieuse qui ne filtre pas ses cuvées, ( évitant par conséquent de les brutaliser à basse température), et une visite grâcieusement offerte.
  • NOUS REGRETTONS : Il n’y avait pas de crachoirs, (ZUT !).

Nous nous en retournons déjà sur les petites routes bordées de murets de pierres sèches et de haies de chèvrefeuille.DSCN2660Helmut roule assez lentement pour nous permettre d’éviter les poules faisannes qui traversent sans se soucier de nous. Une partie de pêche serait la bienvenue pour terminer cette belle journée mais les ruisseaux alentours sont inaccessibles avec le van. C’est par conséquent au bord d’un chemin que nous faisons halte, et là, dans cet endroit que Saint Hubert lui-même qualifierait de paradis, nous mangeons en lorgnant avec envie les lapins abondants qui jouent dans les dernières lueurs du jour. Que cette boite de conserve nous paraît fade !





 

 

 

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Auchentoshan

Samedi 10 juillet, près de Glasgow.

Pour continuer  dans la région des Lowlands, nous pensons qu’il est peut-être utile de revoir les principes de base de l’élaboration du Whisky, et avons pris rendez-vous à Auchentoshan, (du Gaélique « coin du champ »). Cette distillerie fondée en 1823 à fait sa renommée grâce une triple distillation et une absence de tourbe. Ces deux caractéristiques ont pour vocation de produire des Eaux De Vies raffinées et épurées.DSCN2677

C’est à Auchentoshan que le mot Entreprise prend tout son sens ; avec une visite toutes les heures à 5 pounds par tête de pipe, ils ne sont en effet pas là pour rigoler !

Rien là bas n’est laissé au hasard, et dès l’accueil règne une règle : le souci du détail ! Un circuit est même tracé dans la cour pour que les visiteurs ne sortent pas du rang.

DSCN2680D’abord l’orge, que l’on fait germer. Les grains sont mis à tremper dans l’eau 3 jours durant, puis étendus au sol pendant une semaine dans un local approprié. Pour éviter que les germes ne s’emmêlent et que la chaleur naturellement produite ne devienne trop importante, les grains sont régulièrement retournés. A la fin de ce processus, l’amidon du germe s’est transformé en sucre ; le germe prend le nom de malt vert. Il « ne reste plus » qu’à le faire sécher une soixantaine d’heures sur le « Kiln ».

L’étape suivante constitue le début de la visite d’Auchentoshan. Après vous avoir servi un accueillant verre d’Auchentoshan 12 ans, l’on vous emmène dans l’aire d’empâtage, où le sucre solide du DSCN2684Malt est transformé en sucre liquide. Pour ce faire, l’orge concassée appelée « Grist » est tamisée puis mélangée à une première quantité d’eau à 63.5° C (ici lu Loch Katrine), dans une cuve nommée « Mash Tun ». Une heure plus tard, la cuve est vidée de moitié et remplie avec une autre eau à 90°C. Ces deux premières eaux sont refroidies à 20°C puis envoyées dans des cuves en bois de 6 mètres, les « Washbacks ».

Reste la troisième eau, qui pulvérisée à 95°C, passera la nuit dans une cuve avant de constituer en partie la première eau de l’empâtage suivant.

Les dernières parties solides sont vendues à l’industrie agricole pour nourrir le bétail.

DSCN2686Vient encore la fermentation, où les levures naturelles transforment le sucre récolté en gaz carbonique et en alcool (« Wash »). Le moût est refroidi pour ne pas altérer les levures et passe dans le « Tun Room », un échangeur de chaleur, avant de terminer dans les « Washbacs ». La fermentation dure environ deux jours.

Ca y est voici enfin la salle des alambics ! Le moût précédemment obtenu passe dans le premierDSCN2690 appareil, le « Wash Still », pour en extraire l’alcool par ébullition puis par condensation. Contrairement à la majorité des autres distilleries, Auchentoshan répète l’opération 2 fois au lieu d’une.

Comme dernière phase de ce long procédé, voici l’élevage. C’est à ce moment que le distillat (transparent) passe en fûts de chêne pour gagner sa couleur et enrichir sa palette aromatique grâce à un échange avec l’air. Le vieillissement dure un DSCN2706minimum législatif de 3 ans durant lequel une perte d’environ 2% s’évapore chaque année.

Malheureusement l’expérience s’arrête là et de manière brutale car aucune dégustation n’est prévue au terme de la visite. Visite qui pourtant nous fait passer par une salle prévue à cet effet, cruel hasard ! Une autre manière d’entrevoir la douche Ecossaise ? Nous nous présentons, expliquons notre projet, mais rien à faire…

  • NOUS AVONS APPRECIE : Des locaux impeccables. Tout est tellement briqué et reluisant à Auchentoshan que l’on en vient à se demander si les locaux visités sont réellement ceux qui servent à la production.

  • NOUS REGRETTONS : Une visite commerciale et standardisée, qui n’a pas laissé de place à une réelle découverte des produits.

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mardi 20 juillet 2010

Glengoyne

DSCN2796Mardi 13 Juillet,

N’ayant pas de réponse de la distillerie Glenkinchie, nous décidons de partir d’Edinburgh pour commencer notre voyage dans les Highlands. Nous traversons la campagne Ecossaise cap Nord-est, à quelques dizaines de kilomètres au dessus de Glasgow.

C’est un de nos premiers jours de soleil. N’imaginez pas un ciel bleu azur sans aucun flocon blanc, ni un soleil de plomb ! Le ciel bleu tendre est parsemé de nuages aux reflets dorés, mais la lumière n’en est que plus belle ! Beaucoup de fleurs bordent les routes, de hautes tiges  munies de grappes de fleurs violettes pointent leur nez par-dessus de larges ombrelles blanches.

Après trois heures de route nous arrivons à Glengoyne. De grands bâtiments blancs et noirs accueillent les touristes et les amateurs. Après un verre de Single Malt 10 ans pour se mettre en bouche, ainsi qu’un DVD qui raconte l’histoire du Whisky et de la distillerie, les réjouissances DSCN2774commencent à

la Source.

Pour faire un Whisky trois éléments sont nécessaires. L’eau sans quoi le produit ne prend pas vie. Le Malt c’est l’orge qui commence à germer et qui est en suite séché. Arrive ensuite la levure qui va permettre au malt de fermenter. L’eau se conjugue ici par la source Goyne qui arrive aux pieds des bâtisses, c’est de là queDSCN2776 débute notre visite.

Notre guide polyglotte, s’avère d’une clarté, d’une précision et d’une simplicité extrême quant à ses explications sur la fabrication du Whisky. La dégustation, complète et bien menée, n’en n’était que plus réjouissante.

  1. Glengoyne 12 Years Strengh Cask 57%vol : Belle couleur qui s’en va vers l’ambre. Nez imposant de biscuit, vanille, figues séchées, essences de bois. Bouche typée et enrobée d’épices, finale poivre noir.

  1. Glengoyne 12 Years fûts de Bourbon 43%vol : Or brillant. La poire, la vanille, l’ananas, la DSCN2784coco et le miel : toute la douceur et l’exotisme du fût de Bourbon. Une bouche suave qui donne sans cesse envie d’y revenir.

  1. Glengoyne 17 Years Single Malt 43%vol : Joli or. Le nez est bercé par le fruit, la poire, la pêche, l’orange sanguine. Bouche ronde qui finit plus serré sur le bois et la cannelle. Une main de fer dans un gant de velours, un joli coup de cœur !

  1. Glengoyne 21 Years Single Malt 43%vol, 100% fûts de Sherry: Acajou brillant. Nez très surprenant de pommes caramélisées. Le bois n’est plus qu’une ponctuation et la bouche se fait d’une élégance folle. D’une très belle persistance, le Glengoyne 21 entre dans la classe où la maturité rend presque impossible la distinction des eaux de vie : l’on se perd entre Calvados et Cognac !

Une très intéressante dégustation sans présence de Tourbe.DSCN2793

  • NOUS AVONS APPRECIE : Une visite menée par un passionné qui nous à en plus été offerte, et des whiskies d’une qualité rare.
  • NOUS REGRETTONS : De ne pas avoir acheté de flacons.

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Tullibardine

 

Mercredi 14 Juillet, Central Highlands.

En ce jour, point de feu d’artifice pour nous, mais l’atteinte de notre vitesse de croisière. Nous avons maintenant pour objectif de faire 3 distilleries par jour. Ajouté à cela la rédaction des articles, nous ne devrions pas nous ennuyer!


Tullibardine.

DSCN2825 A l’extérieur il fait un froid glaçant. Notre programme du jour débute par Tullibardine où par chance nous disposons de quelques minutes avant la visite pour prendre un café dans la boutique.

La présentation des locaux est menée par Margareth avant d’arriver dans la salle de dégustation.

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 Malgré une lumière un peu jaunâtre, le local est parfaitement adéquat et il est possible d’y déguster librement les cuvées souhaitées.

Nous nous sommes arrêtés sur 4 d’entre elles:

  1. TULLIBARDINE 1993, EN FUTS DE BOURBON ET SHERRY: Jaune citronné. Un nez discret aux fragrances de malt et d’agrumes aboutit sur une bouche retenue et féminine.
     
  2.  TULLIBARDINE 1988, EN FUTS DE SHERRY: Jaune très soutenu. Un nez puissant de noix et de foin, et une bouche pleine de secrets qu’il faut savoir découvrir. L’ensemble paraît civilisé dans la brutalité. 70cl de force tranquille que nousramenons dans nos bagages!
     
  3.  TULLIBARDINE PORT WOOD FINISH: Bel ambré. Nez réservé sur le malt et la poire blette. La bouche est tapissée et un retour sur le bois lui confère une très bonne persistance.DSCN2836
     
  4.  TULLIBARDINE SAUTERNES WOOD FINISH: Ambre clair. Nez caractérisé par la noisette et un bois très fin. La bouche est suave et se termine sur le caramel.


Une production qui se distingue par une maîtrise de l’alcool hors du commun; ce dernier est tellement bien intégré, à Tullibardine, que nous avons même omis de le prendre en compte dans notre dégustation! Petite curiosité; ici l’année de distillation est plus mise en avant sur les étiquettes que la durée de l’élevage.


  • NOUS AVONS APPRECIE: De très jolis produits et une courtoisie exemplaire. A noter en plus une visite offerte et un prix sur la bouteille.
  • NOUS REGRETTONS:  Que dire???




 

 

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Deanston

Deanston, le même jour :

Au tournant d’une large rivière nous apercevons le panneau Deanston Distillery, nous remontons celle-ci sur plusieurs mètres. Nous laissons Helmut sagement sur le parking. Avec un peu de retard nous DSCN2847arrivons dans un grand hall face à une énorme tête de cerf, symbole de

la Distillerie.

Ancienne usine de Coton, cet endroit en à garder l’âme. De grands bâtiments rouge brique et noir, longs et rectilignes font face à la rivière. L’ambiance y est très particulière, froide et sérieuse cette maison n’ouvre ces portes aux visiteurs que depuis une année. Un aspect un peu brut des anciennes usines du milieu du siècle. Néanmoins notre guide, enjouée, nous emmène, à travers une pluie fine et constante vers le cœur du labeur.

La rivière Teith qui longe la distillerie est le deuxième court d’eau d’Ecosse avec le plus grand débit. Elle alimente à elle seule toute l’usine en électricité.

Saumons sauvages et truites de rivière, cerfs et biches dans la forêt avoisinante, nous voici en pleine nature !

DSCN2857Le moment le plus excitant pour nous était de voir ces immenses alambics en cuivre en pleine ébullition. La chaleur constante, d’odeur suave et poignante conféraient à la visite tout sont charme. Tout nos sens étaient en éveil pour pouvoir apprécier le seul Single Malt de la distillerie.

  1. Deanston Single Malt 12 years : La robe est jaune pâle. Le nez plaisant reste simple frais et fruité. L’alcool en bouche arrive en douceur et subtilité.DSCN2867

La gaité de notre guide était un vrai rayon de soleil dans cette journée pluvieuse et grise.

·       NOUS AVONS APRECIE : L’authenticité du lieu et son histoire surprenante.

·       NOUS REGRETTONS : Qu’il n’y a qu’un seul Single Malt à Deanston.

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Glenturret

 

DSCN2900Pour la dernière visite de la journée, nous devons nous rendre à Glenturret. Nous restons bouche bée arrivés sur place, il s’agit en fait d’une production plus commerciale que prévu; The Famous Grouse Expérience! Peut-être aurions nous du mieux nous renseigner avant?

Mais pas d’apriori! Après tout nous sommes sur place et il est possible qu’une bonne surprise nous attende (…). Une grande inspiration et en route vers les Blended!


La visite coute 8.50 pounds, mais notre projet nous donne droit à un tarif étudiant, (6.95). Mais que justifie un tel prix? Patience, vous n’allez pas tarder à le découvrir…                                                 DSCN2890

L’aire de production est ponctuée d’ateliers « ludiques » pour grands enfants.

 Tout commence par la présentation des différents whiskys qui entrent dans l’assemblage. Chaque bouteille est située derrière une plaque de plexiglas qui donne une note lorsqu’on la frappe avec le bâton approprié. La finalité de ce xylophone œnologique est une mélodie triomphante rassemblant les notes précédentes lorsque l’on arrive sur la case Famous Grouse. A retenir un bref instant de bonheur quand l’appareil, capricieux, s’est vu roué de coups par Viviane, notre guide de fortune.

 Le second jeu consiste à repérer sur une carte imprégnée 4 fragrances propres au Whisky qui sont le chocolat, le fruit, le bois fumé, et la vanille. Un verre de Famous Grouse fait office de récompense.

Nous poursuivons par un superbe DVD narrant l’histoire de la distillerie, (original!). La séquence se solde par la présentation de l’animateur qui explique par quels procédés il a pu mettre en relief le célèbre volatile.

Alors que nous pensions avoir tout vu, oh rage, oh désespoir! Nous voila a même d’entrer dans une boîte blanche ou DSCN2880notre hôte à plumes nous attend perché sur un muret. Le décor projeté dans toute la boîte, nous voila les pieds dans un faux ruisseau à admirer béats notre oiseau qui répond aux signes de l’animatrice. Le voici qui s’envole par reconstitution au dessus de l’Ecosse dans un fracas d’ailes et de cornemuse! 

Que nous l’avions sous-estimé la noble volaille, la voila même rendue dans la voie lactée! Au terme de ce voyage elle nous propose même de la diriger grâce aux capteurs muraux.  Et voila en un instant une douzaine de joyeux drilles qui agitent les bras en se prenant pour des perdrix!

Une fois stoppées toutes ces bonnes choses, il est possible de goûter le Single Malt de la maison, (dans des verres en plastique). Submergés ensuite par des montagnes de produits dérivés, nous quittons les lieux.

Tout est sujet à primer à Glenturret: « Le Whisky préféré des Ecossais », « La plus vieille distillerie d’Ecosse », même Towser, l’ancien chat a droit à un mausolée pour être entré au Guiness Book en ayant attrapé durant ses 24 ans de présence, pas moins de 28 899 souris. Bravo le chat!

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Mais si nous parlions Whisky dans tout ça, me direz vous? Non ce n’est pas la peine!

 

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Prise de Conscience ...

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Sur la route de magnifiques paysages, toujours plus surprenants au fur et à mesure des virages, des collines et des régions.

Nous avons dormi en plein milieu de la nature et des éléments. Ce matin en me levant, quelle ne fut pas ma surprise, en cherchant de belles prises de vue, que de trouver toute sortes de déchets jonchés dans les hautes herbes !DSCN2945

La nature donne, à tous ceux qui sont capables de regarder, d’écouter, de sentir, de toucher, et de goûter, énormément d’émotions, de bonheur, de calme et parfois même de réponses !

Je pense que l’on doit une seconde de réflexion à une nature qui sait donner tout ça !

DSCN2938Même ici en Ecosse, où l’on pense retourner aux sources, les chemins, les rivières sont pollués par l’homme et ses grands sabots !DSCN2943

Je garde toujours en mémoire que cette belle nature n’est pas un héritage que je reçois de mes ancêtres, mais c’est un emprunt que je fais à mes enfants et aux générations futures !

            Et vous qu’en pensez-vous ?

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Jeudi 15 Juillet,

Aberfeldy

Il pleut encore et toujours sur l’Ecosse.                                     DSCN2957

Ce matin nous commençons par Aberfeldy. Le bâtiment en bois et en pierre amène une sensation d’authenticité, mais l’illusion est de courte durée. Une porte s’ouvre et nous fait entrer dans une salle de cinéma, rien que ça! Projection, rideaux, fauteuils rouges, tout est là! 

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Et c’est reparti pour un DVD…


Pour la suite il faut se munir de boîtiers qui, dans la langue de votre choix, débitent des textes pré enregistrés au fur et à mesure que vous visitez l’appartement reconstitué du fondateur. Il vous sera même proposé une plateforme où vous devrez reconnaître des fragrances, et un jeu vidéo où vous pourrez réaliser virtuellement votre blended avec les conseils de l’assembleur.

Nous avons pu goûter 3 eaux de vies:


  1. DEWARS WHITE LABEL, (BLENDED, 40%): Belle couleur miellée. Nez très fleuri mais le picotement dû à l’alcool est trop important et le bois est peu appétissant. Bouche éthylique et désagréable.
     
  2.  GLENDEVERON 15 ANS, (SINGLE MALT, 40%): Belle concentration. Nez repoussant. Bouche encore trop alcooleuse, sans grande perception d’arômes.
     
  3.  ABERFELDY 12 ANS, (SINGLE MALT, 40%): Nez plus intéressant malgré une perception d’alcool toujours dérangeante,( fleurs, agrumes). La bouche s’adoucit mais demeure peu loquace.

 

Une visite digne d’un circuit touristique où d’une excursion du troisième âge.


  • NOUS AVONS APPRECIE: De bénéficier du temps et de l’isolement nécessaire à la dégustation.
  • NOUS REGRETTONS: Une étape sans intérêt, Donald notre guide, nous a même assurés que leur Whisky se mariait très bien avec du Sprite ou du Coca-cola, on croit rêver!


La journée commence mal et ce n’est pas fini: Blair Athol, la seconde distillerie est momentanément fermée pour cause de travaux. Tant pis, il nous reste Edradour. Réputée pour être la plus petite distillerie d’Ecosse, l’étiquette ne colle pas vraiment au produit: 2 autocars et pas moins de trente véhicules sont stationnés sur le parking visiteurs.londonroadbladnoch_142

L’entrée est bloquée par un portail et une guérite abritant le tiroir caisse, charmant! La boutique elle-même n’est pas accessible a moins de payer les 5 pounds d’entrée.

A la vue de la foule de touristes dans la cour, et forts de nos expériences à Glenturret et Aberfeldy, nous rebroussons chemin.

Les dégustations reprendrons demain matin à Glencadam.


 

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Vendredi 16 Juillet,

Aujourd’hui, nous sommes géographiquement restreints à deux visites.


Glencadam

DSCN2986Dans cette distillerie à l’abord très sobre, un homme dont l’accent a rendu incompréhensible la prononciation de son nom nous accueille. Un léger moment d’effroi lorsque notre hôte nous demande: DSCN2981

« Vous devez avoir du William Peel dans vos supermarchés? Il est fait ici! »

Fort heureusement, le dit whisky ne nous sera pas proposé. La visite est brève et nous sommes conduits dans un petit salon pour la dégustation. Même si le rapport est franc, le fait que notre guide reste debout après nous avoir invités à nous assoir refroidit un peu l’échange.


  1. NEW SPIRIT, (68°): Totalement blanc, ce distillat qui n’a pas encore goûté le fût, offre un nez exceptionnel de raisin de Corinthe et de fruit macéré. La bouche est par contre trop puissante pour être analysée.
     
  2. GLENCADAM 10 ANS, (SINGLE MALT, 46%): Très peu coloré, son nez est épicé et fruité. La bouche est relativement douce, et redimensionnée par l’amertume finale due au bois. Whisky d’été.
      
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  3. GLENCADAM 15 ANS, (SINGLE MALT, 46%): Sa couleur n’est guère plus expansive mais son nez se fait floral et raffiné, l’on y décèle le citron, la poire, et le romarin. Sa bouche racée, dansante et relevée, sera disponible à la dégustation dès notre retour!
                                     

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Fettercairn,

Sans doute la distillerie où nous avons appris le plus! La visite est menée par l’assistant manager Stuart Walker, qui semble nous accueillir avec plaisir et sincérité. 

DSCN3008Dans un discours amoureux, il nous montre les vieux outils, nous explique les vieilles méthodes…

Nous sommes contents de trouver là bas, des washbacks en bois et non plus en inox comme précédemment. Il nous explique qu’il ne pense pas que la différence soit grande mais qu’il trouve que le pin confère une atmosphère romantique par rapport au métal qu’il trouve clinique.

Nous avons vu un alambic qu’un raccord en cuivre venait arroser pendant son fonctionnement. L’on nous affirme queDSCN3022 nous n’en verrons pas d’autres ailleurs et que les vapeurs contenant les arômes sont très légères et montent par le centre de la colonne. A  l’inverse, celles contenant les esters prennent plus de place et grimpent par les côtés. Le fait que le cuivre soit refroidi par l’eau oblige ces dernières à redescendre pour en extraire le meilleur. 

DSCN3025Contrairement aux autres distilleries, il n’y a dans le chai que 3 hauteurs de fûts superposées; Nous apprenons que c’est la méthode traditionnelle Ecossaise car elle laisse l’air circuler plus librement autour des barriques, facilitant ainsi l’échange et la maturation.

Le tour s’achève dans une pièce qui semble servir pour les assemblages. Une grande table en bois brun et des fauteuils en cuirs nous y attendent. Un plateau contenant une vingtaine de fioles attire notre attention: il s’agit d’un panel de vieux échantillons. Nous sommes à même d’en analyser quelques uns  tel qu’un single malt de 1966 vieilli en fûts de sherry.

Plutôt faibles après ces trésors mais néanmoins très bons, nous voilà en compagnie des whiskys prévus pour la dégustation:


 

 

  1. FETTERCAIRN 12 ANS, ( EN FUTS DE BOURBON): Ambre clair. Nez mystérieux, exotique, et excitant: la pomme, la poire, et l’ananas se sont donnés rendez-vous, reliés par une fumée discrète. La bouche est finement cousue et pleine de classe.
  2. FETTERCAIRN FIOR, (ASSEMBLAGE DE 14, 15, ET 5 ANS): Robe caramel aux reflets rouges. Le nez associe la fumée froide, un léger goudron, et un alcool parfaitement intégré. La bouche se montre délicate avec un final accentué sur la fumée. Un très bel équilibre. Le 12 ans n’étant plus à la vente c’est celui-ci que nous achèterons.

 

 

 

Quel plaisir que d’avoir affaire à des professionnels passionnés, Merci encore pour ce fabuleux moment!DSCN3029

  • NOUS AVONS APPRECIE: Un apport d’information important, une visite bien présentée sans être obligés de visionner le film touristique, et une dégustation des plus intéressantes.
  • NOUS REGRETTONS: Ne pas avoir pu en profiter plus longtemps!

 

Il est temps pour nous de repartir, direction Aberdeen où nous passerons la nuit. Le soleil nous fait l’honneur de sa présence durant quelques heures, la journée est décidément parfaite!

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Samedi 17 Juillet,

Glen Garioch

Cette nouvelle journée commence à Glen Garioch, où la charmante Natalie nous accueille à bras grands ouverts. Entièrement consacrée à notre projet, elle nous entraîne loin du groupe en visite et de l’usuel DVD de présentation.

Avec un sourire ravageur elle nous conduit à travers les salles qui servaient jadis à faire sécher le grain.DSCN3036

Tenez vous bien, un fantôme hanterait les lieux, s’amusant sans vergogne à tracasser les employés. Le plus jeunes d’entre eux, persuadé d’avoir été suivi dans les greniers, en serait redescendu blanc comme un suaire!

J’ai mitraillé les locaux sous tous les angles, mais rien à faire. Le spectre aux pas lourds ne daigne pas y apparaitre! Serait il simplement farceur?

DSCN3044Nous avons également l’occasion de pénétrer dans l’ancien four à tourbe. Quand il fonctionnait, la température des pièces de séchage pouvait atteindre 80°C. Il est concevable qu’un homme qui remuait autrefois les céréales dans cette fournaise, reviennent d’outre tombe pour ennuyer ceux qui n’en prennent plus la peine! (…)

Le grain, qui ne provient ici que des agriculteurs locaux, parcourt ensuite le circuit traditionnel jusqu’aux alambics. On apprendra d’ailleurs que le wash still, sensé effectuer la premièreDSCN3051distillation n’a qu’une durée de vie de 10 ans maximum.

Au milieu des washbacks, sur une tablette, repose un sac de levures. Gênée mais pas décontenancée, Natalie nous explique qu’elles proviennent d’Afrique et que leur dose se mesure 21 kilos pour 24 000 litres. Nous n’avons toutefois pas le droit de les prendre en photo.

DSCN3064Le chai, qui n’est pas accessible aux autres visiteurs, nous est ouvert avec plaisir, mais chut: « Il faut que les anges soient tranquilles pour travailler, si on les déranges, le Whisky ne sera pas bon ». Les lieux appartenant à une compagnie Nippone, c’est tout naturellement que l’on y trouve d’anciennes barriques à Whisky Japonaises. 220 litres de curiosité que notre guide enlace avec amour.

 

 S’en suit la dégustation ;

  1. GLEN GARIOCH FOUNDERS RESERVE, (SINGLE MALT NON FILTRE, 48%): Or éclatant. Nez impulsif de bois, de vanille, d’abricot sec et de noix. Bouche un peu chaude mais qui présente un très joli volume.
     
  2. GLEN GARIOCH 12 ANS, (SINGLE MALT NON FILTRE, 54,6%): Or brun. Le nez amène la poire, la crème brulée, un bois fin et un malte élégant. La bouche, conquérante, termine sur le poivre de Sichuan.
     
  3. GLEN GARIOCH 1990, ( SINGLE MALT NON FILTRE EMBOUTEILLE EN 2009, 54,7%): D’une robe similaire auDSCN3073précédent, celui-ci offre un nez de crème, de beurre rance, de gingembre, et de fumée. La bouche très ronde, se voit raffermie par une fumée disciplinée. Une eaux de vie sérieuse alliant corps et esprit. Idéale pour les soirées d’hiver.De plus, celui-ci fût distillé avant la brève fermeture de la maison en 1994. Témoin de l’époque où l’entreprise utilisait encore de la tourbe, c’est en prenant compte de cette valeur que nous en avons fait acquisition.

En nous proposant intelligemment un New Spirit après et non avant la dégustation, Natalie nous confie avec malice : 

«  J’adore mettre quelques gouttes de Whisky sur ma main et frotter avec l’autre; c’est comme un parfum. Je trouve que c’est le meilleur aftershave pour un homme ».

  • NOUS AVONS APPRECIE: La spontanéité et l’échange humain: une rencontre pleine d’humour et de simplicité.DSCN3076Faire la dégustation dans des verres INAO.
  • NOUS REGRETTONS: De ne pas avoir de réponse à cette question!

Echanges de numéros sur le parking, embrassades, nous repartons vers la prochaine distillerie en fredonnant Gilbert Becaud: « Notre guide, Nathalie… ».

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Glendronach


Nous avons maintenant rendez vous à Glendronach, et par quoi commençons nous la visite? Un DVD bien sur! Après avoir visionné le film, c’est Karen qui nous prend en charge pour la suite des réjouissances.DSCN3078

Faite de vieilles pierres et de portes rouge vif, la distillerie possède un très joli cachet. Dans la cour, une cheminée attire notre attention. Constituée de strates et surmontée d’une plaque de métal, elle permet d’évacuer la fumée par les cotés tout en retenant la chaleur par le dessus.

Une fois entrés dans les locaux, Karen nous explique que le concassage du grain pour obtenir un bon produit doit correspondre à 10% de farine, 70% de grist, et 20% de husk. Nous sommes cordialement invités à croquer quelques grains: 

 «  Quand vous le mettez dans votre bouche, vous le broyez avec vos dents puis le mouillez avec votre salive, c’est un bon moyen de se rappeler le procédé: le concassage puis la prise d’eau ». Original mais néanmoins un très bon moyen d’isoler gustativement le Malte.

Prenant à son tour une poignée de céréales, elle nous raconte qu’autrefois le taux d’humidité nécessaire était déterminé à la main. Il suffisait que le grain colle sans retomber quand on ouvrait la main, et l’on avait atteint les 2% requis.

DSCN3080La discussion se poursuit devant la meule séculaire qui, à son achat en 1900, n’aurait couté que 5 pounds.

Distante de prime abord, Karen instaure un climat de franche camaraderie. Une tape sur l’épaule destinée à me prévenir de la bassesse des portes, aura d’ailleurs pour effet de m’envoyer dans l’une d’elle, évitée de justesse.

Il nous est également présenté deux paires de chaussures. La première, basse et munie de semelles de cordes, était destinée à travailler dans les greniers sans éclater les grains sur lesquels on marchait. La seconde, toujours en toile, possédait des coques et des semelles de cuir pourDSCN3099éviter les brulures dans le four.

Après un bref tour des washbacks et de la salle des alambics, retour à la boutique pour la dégustation:


  1. GLENDRONACH 12 ANS, ( SINGLE MALT EN SHERRY CASK, 43%): Or brillant. Nez très imprégné par le malt et le fruit frais: pomme, poire, feuille morte, fumée discrète. Bouche un peu chaleureuse, qui finit par mêler soigneusement le malt et la tourbe.
     
  2. GLENDRONACH 18 ANS, ( SINGLE MALT EN SHERRY CASK, 43%): Robe brune soutenue. Nez automnal, alcool retenu. Le Sherry semble passer sur le Whisky. Bouche peu harmonieuse et déséquilibrée.

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  • NOUS AVONS APPRECIE: Un bel accueil et un très bon moment avec notre guide.
  • NOUS REGRETTONS: Une production un peu simple pour une si charmante distillerie.

 

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Notre journée terminée, il est temps de trouver un coin pour passer la soirée et la journée de demain. Nous nous abritons au bord d’un chemin, Helmut nous offre une chambre avec vue imprenable sur les Grampian Mountains.

 

 

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Lundi 19 Juillet,

 

anCnoc

 

 

Après un cet agréable intermède dominical, nous voici de nouveau sur la route en direction d’Ancnoc, anciennement nommée Knockdhu. Nous tombons malheureusement sur la période de fermeture annuelle de la distillerie, mais un homme, Harvey vient nous serrer la main avec enthousiasme. 

DSCN3152Il commence par nous désigner un tas de gravas dans la cour: deux des warehouses (chais), se sont écroulés cet hiver sous le poids de la neige.

Chose appréciable, rien ici n’est prévu pour les visiteurs et l’équipement se limite au minimum utile. La visite fait office de piqure de rappel et nous arrivons rapidement à la dégustation.

 

Tous sont des Single Malt non-filtrés:

 

  1. ANCNOC 12 ANS (40%): Jaune très clair, brillant. Nez fin de malt et de fruit vert. Bouche à l’attaque plate qui seDSCN3160révèle sur l’évolution, finale plus tendue. Ensemble agréable pour sa simplicité.
  2. ANCNOC 1994, (EMBOUTEILLE EN 2008, 46%): Belles nuances brunes. Nez plus complexe de caramel, de toffee et de bois. Bouche caressante avec une finale un peu plus stricte. Très bonne persistance.
  3. ANCNOC 1995, (EMBOUTEILLE EN 2010, 46%): Robe pâle. Nez puissant, alcool pharmaceutique, suie. Bouche brutale emportée par l’alcool et la fumée. L’ensemble ne se révèlera pas, même après aération.
  4. ANCNOC 16 ANS, (46%): Jaune cristallin. Nez fleuri et courtois sur le citron, le marron glacé et le sureau. Fumée discrète. Bouche souple et douce, tourbe très bien intégrée. Ensemble harmonieux et bien tissé. Le fût de bourbon est maitrisé par son contenu.
  5. ANCNOC 1975, (EMBOUTEILLE EN 2005, 50%): Couleur presque cuivrée. Nez varié: noix, miel, bois, plantes médicinales, menthol. Bouche suave où la tourbe et le bois semblent s’épouser à la perfection. Finale avec uneDSCN3162pointe d’amertume. L’impression de caresser du velours.
  6. NEW SPIRIT: Parfaitement transparent. Nez très tourbé mais peu piquant. La bouche donne l’impression de lécher du goudron et d’avaler le cendrier.

 

La dégustation passée Harvey sort une flasque tirée sur fût de 1989. Difficile après le New Spirit, mais tout de même analysée avec grand plaisir. Pour lutter contre un climat maussade, il nous propose ensuite une boisson chaude. C’est devant une tasse fumante et quelques biscuits que nous poursuivons la discussion. Une fausse idée fut définitivement cassée aujourd’hui; la couleur d’une eau de vie ne renseigne en rien sur sa qualité gustative.

 

  • NOUS AVONS APPRECIE: Un très bel échange et une dégustation hors du commun.
  • NOUS REGRETTONS: Qu’il n’y ait plus de stock en vente. A noter toutefois, qu’embarrassé Harvey s’est empressé de trouver des mignonettes pour nous les offrir.

 

Merci encore Harvey!

 

 

 


 

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